La seconde génération de réseaux satellitaires pourrait sérieusement concurrencer la 5G

OneWeb

Près de 20 ans après les lancements d’une première génération de réseaux satellitaires (Iridium, Globalstar, Teledesic…), dont l’orbite géostationnaire (36 000 km) ne permettait pas de disposer d’une latence ou de débits corrects, une seconde génération de constellations satellitaires entend apporter un accès internet à haut débit sur l’ensemble du globe.

Outre StarLink, une constellation de 7500 satellites en orbite basse, en cours de déploiement par SpaceX (Elon Musk), la constellation OneWeb, soutenue à 50% par Airbus, prévoit un réseau plus modeste de 650 satellites, placés en orbite polaire (1200 km), opérant en bande Ku (14 Ghz).

Et selon les premiers tests, dont les résultats ont été diffusés mi-juillet, les premiers satellites OneWeb devraient permettre des débits pouvant atteindre 400 Mb/s avec une latence de l’ordre de 32 millisecondes, permettant des applications comme le livestream de flux vidéo 1080p.

Des performances qui pourraient permettre à OneWeb de compléter la couverture ADSL ou Fibre optique dans les « zone blanches », en équipant des millions de foyers de récepteurs Ku-Band, couplés à des antennes cellulaires ou Wifi.

Mais le réseau, dont l’ouverture effective est attendue en 2022, pourrait également intéresser les milliards d’êtres humains ne disposant pas encore d’un abonnement cellulaire à haut débit, et ainsi constituer une alternative crédible à la 5G, dont le déploiement a commencé partout dans le monde.

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