Habenn Bereket, Ogury : « Sans consentement, une donnée est toxique »

Habenn Bereket - ogury

Directeur Commercial France d’Ogury, Habenn Bereket revient sur la genèse de cette société « consent first ». Une société qui propose aux publishers de déployer sa CMP mais également de tester des solutions alternatives, afin d’apporter toujours plus de choix et de transparence aux utilisateurs.

Ogury, une société « Consent First » ?

HB – Oui, Ogury est une société « mobile first » et «consent first ». Dès notre création en 2014, nous avons décidé d’être « privacy by design » et de ne pas attendre le 25 mai 2018 pour être en conformité avec le RGPD.

L’idée sous-jacente était de donner aux utilisateurs un contrôle total sur leurs données personnelles. Qu’il s’agisse de SDK ou de bid request, la CNIL a clairement pointé l’importance d’obtenir ce consentement, de manière saine et légale.

Et aujourd’hui, nous voulons apporter cette transparence à l’ensemble de l’écosystème : utilisateurs, publishers et annonceurs.

Les publishers n’auront plus à choisir entre business et privacy ?

HB –  Effectivement. Nous proposons aux publishers de déployer une CMP, une consent management platform, qui va non seulement leur permettre de respecter le RGPD, mais également de proposer une expérience utilisateur simplifiée, en évitant de multiplier les consent notices.

En réconciliant ces enjeux de privacy et leurs enjeux business, les publishers peuvent ainsi bénéficier de CPM moyens largement supérieurs à ceux observés pour les publicités non ciblées.

Pourquoi lancer Fair Choice ?

HB –  Fair Choice propose encore plus de choix et de transparence. Soit l’utilisateur final accepte de partager ses données personnelles, et il sera exposé à un volume modéré de publicités ciblées, soit il paye une commission assez faible, qui va contribuer au financement de la création de contenu du publisher.

Cela contribue à donner plus de contrôle aux utilisateurs, mais également à faire preuve de pédagogie en expliquant le business model des publishers.

Cette nouvelle donne est comprise par les annonceurs ?

HB –  Je suis convaincu que les annonceurs et leurs agences ont compris l’importance de s’appuyer sur des données, qui ont obtenu un consentement clair des utilisateurs.

Sans consentement, une donnée est toxique. A l’inverse, les annonceurs comprennent qu’une donnée de qualité, peut-être plus rare, aura un impact positif sur les performances des campagnes.

 

 

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